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Les risques d’une certification : parlons-en !



Une démarche de certification, quel que soit le référentiel (ISO 9001 pour la qualité, ISO 45001 pour la sécurité…), n’a aucun effet mécanique ou magique induisant forcément une maîtrise et une amélioration de votre organisation.


Bien déployée, avec intelligence, avec QUAPIA si vous le souhaitez : elle est une démarche fédératrice des équipes, elle offre un recul et des outils pour identifier les leviers de performance de votre entreprise, elle permet d’anticiper les effets négatifs et les risques.

Mais sans ce recul, voici les 4 risques majeurs pouvant faire de ce projet : un monstre.


Un investissement insuffisant


Si le seul objectif est d’obtenir une certification, un coup de tampon, et sans trop enquiquiner les équipes ou la hiérarchie : vous atteindrez certainement votre but. Il n’est pas si compliqué d’être certifié.

Mais cela vous coûtera des affres de temps, de sueur, de persuasion aux motifs les plus délirants pour faire admettre un système qui sera tout sauf un système de management : documentaire probablement, lourd à maintenir parce que peu réfléchi certainement, peu ou très peu utile au quotidien assurément.

Vous aurez « pire » en étant certifié ainsi qu’en ne l’étant pas.


Un décorticage technique des exigences


Si, avec la meilleure volonté du monde, vous vous attelez à lire chaque exigence une à une, et a déployer une disposition de maîtrise pour chaque exigence : en avant pour la plus jolie usine à gaz au monde.

Une norme telle que l’ISO 9001 comporte, selon le niveau de détail de votre lecture, un peu plus d’une centaine exigences spécifiques. Or, beaucoup de ces exigences interagissent entre elles, et selon votre contexte : peuvent trouver une même réponse avec une même disposition (même procédure, même support, même analyse…).

Ainsi, sans une compréhension fine des principes normatifs et sans une analyse synthétique à la fois de votre contexte et de son alignement par rapport aux exigences des normes : dès sa conception, votre système de management sera difficilement gérable et très peu utile.


Une approche académique des concepts


Chaque norme a son vocabulaire et ses concepts.

Pour l’ISO 9001 par exemple : les notions de performance et de processus sont fondamentales. Depuis son apparition en tant qu’exigences, l’approche processus fait couler beaucoup d’encre et voit s’affronter beaucoup de « spécialistes » à son sujet.

Or, il n’y a pas de modèles « ultimes » ou parfaits des processus. Ils dépendent de votre contexte, de votre culture, de votre mode de management… et, à vouloir se rapprocher de modèles existants : vous risquez de rendre votre système de management inadapté et peu performant dès sa conception.


Un endormissement après l’effort


Quelles que soient les réflexions, le partage et la mutualisation des décisions dans la construction de votre système de management : le risque est grand de ne plus oser, ou prendre le temps, de remettre en cause ce système lorsqu’il faut ou lorsque certaines de ses composantes le « demandent » (résultats d’audit interne, réclamation client…)

Une démarche de mise en œuvre d’un système de management peut être un formidable accélérateur de performance dans les premiers temps de cette démarche, puis, si l’on n’y prend pas garde et si on ne maintient pas une vigilance : devenir rapidement un fardeau passé le premier engouement de la nouveauté.


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